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Regard sur ma reconversion, 5 ans plus tard

 

Mon ancien métier    

Je bossais comme assistante de production dans l’audioviduel à Paris. À la base, j’aurais préféré travailler dans l’administration du spectacle vivant.

 

Et même à la base de la base, j’aurais voulu être metteur en scène. Puis de fil en aiguilles, j’ai atterri à Paris avec un grand sac à dos pour 3 mois. Et j’y suis restée 7 ans.

 

J’ai très vite su que je ne ferais pas fait ça toute ma vie.

 

 

 

Le déclic

C’est quand j’ai perdu un collègue d’un cancer que j’ai décidé de quitter l’audiovisuel. Je voulais trouver métier dans lequel je me sente utile et dans lequel je ne me tuerai pas à la tâche.

 

 

Alors j’ai commencé à chercher une idée de reconversion. Voyant mon collègue mourir des suites d’un cancer, j’ai commencé à faire des recherches. Je me disais : il doit bien avoir quelque chose à faire pour éviter d’en chopper un. Mais je partais de très loin.

 

J’ai découvert l’épigénétique. Et l’influence très positive que l’alimentation et l’hygiène de vie peuvent avoir sur notre santé. C’était un truc de fou pour moi d’apprendre ça. Je n’avais jamais imaginé auparavant à quel point on pouvait ne pas subir la maladie.

 

 

Bel et bien prendre sa santé en main.

 

Quelle formation choisir?

J’ai d’abord pensé à faire un BTS de diététicienne. Et puis, j’ai eu recours à la naturopathie pour des problèmes intestinaux et ça a été une révélation. J’avais trouvé dans quoi je voulais me reconvertir.

 

J’ai fait encore quelques tournages pour mettre de l’argent de côté, me payer la formation et j’ai sauté le pas.

 

Ça s’est fait vite, en moins de 2 ans, entre le moment où j’ai voulu arrêter mon ancien job et le moment où j’ai commencé ma formation en naturopathie. Comme souvent que je prends une décision, j’aime que ça se concrétise rapidement :-)

 

Je me suis d'abord tournée vers une école mais je n'avais pas été emballée. Pour tout dire, je ne me souviens même de quelle école il s'agissait. Je n'y connaissais tellement rien à ce moment-là que je n'avais retenu qu'une chose : lire "Changer d'alimentation" du Professeur Henri Joyeux.

 

Puis je assisté à une réunion d'information chez Isupnat. C'était clair, professionnel, j'ai signé. Je ne me suis pas posé un milliard de question.

  

 

J'avais un sentiment d'urgence à entrer dans le vif du sujet. 

 

Quelle image j’avais de moi

Quand j’ai commencé ma reconversion, j’avais l’image de moi qu’on me renvoyait. Je pensais que je parlais trop, que j’intellectualisais trop. Que j’étais trop exigeante, insatisfaite, autoritaire. Généreuse mais susceptible et trop émotive.

 

 

Je me méfiais des femmes. Je ne me trouvais pas douce. Je pensais surtout que je risquais d’être une mauvaise mère.

 

 

Après une psychothérapie, ma formation en naturopathie et un grand saut à pieds joints dans le développement personnel, j’ai commencé à m’autoriser à être juste moi. À me rendre compte que je m'étais laissé projeter beaucoup d'étiquettes qui ne m'appartenaient pas. Avec mes qualités et mes défauts.

 

J’ai commencé à me détacher du regard et de l’approbation de l’autre. J’ai commencé à m’émanciper, à devenir une femme plus libre, consciente et responsable de sa vie.

 

J’ai commencé à vivre.

 

 

Mes anciennes peurs

J’ai toujours été plutôt culottée et je pensais n’avoir peur de rien. Mais, en devenant entrepreneure, j’ai découvert que j’avais beaucoup de croyances sur mes capacités à façonner mon destin.

 

J’avais peur de dire que j’étais ambitieuse. J’avais peur de faire peur en disant ce que j’aime, ce que je n’aime pas (et surtout peur de parler de ma connexion avec ma dimension spirituelle).

Je pensais que l’argent pourrait me rendre mauvaise.

Qu’il fallait travailler vraiment dur pour s’en sortir.

 

 

J'avais plein de peurs mais je ne suis jamais laissée enfermée ni stoppée par ces peurs.

 

Ce qui m'a permis de rester motivée

J’ai dépassé des croyances très très profondes. Depuis que j’ai commencé à vraiment me découvrir en 2014, j’ai l’impression d’être dans un travail perpétuel de mutation.

 

Au début, je pensais que ça allait être fatiguant. En fait ça ne l’est pas si je suis le flux de la vie et de mon intuition. Tout ce qui arrive est finalement juste.

 

Toutes ces prises de conscience et de confiance se sont faites progressivement et sont toujours en cours.

 

Il n’y a pas eu un gros Big Bang dans ma vie. Mais plusieurs déclics, chocs, secousses, rappels, évènements, progressions, apprentissages qui me permettent d’en être là où j’en suis.

 

Et aujourd’hui, ce que je sais, en apprenant et en désapprenant, c’est que je ne sais rien.

 

 

C’est la Vie qui sait tout. Et si je garde le cœur grand ouvert, la Vie m’apporte toujours ce dont j’ai besoin à chaque instant.

 

L'un de mes moteurs

Avant j’avais peur de la mort, maintenant c’est une motivation.

 

Je vois les échecs, les ratés ou les gamelles comme des apprentissages et des opportunités.

 

Et à chaque fois que j’hésite, que je doute ou que quelque chose me retient, je me dis : « De toute manière je vais mourir un jour, alors qu’est-ce que je risque à essayer et à vivre ce que j'ai vraiment envie de vivre (bordel) ?!! »

 

 

Le truc important, c’est de m’être rendue compte que cette conscience de la mort pouvait m’aider à désamorcer mes doutes et à passer à l’action. En tout cas, c’est ce que je choisis de faire en pleine conscience chaque jour de ma vie.

 

Ce n’est pas toujours hyper facile de passer outre les doutes, mais ça vaut le coup d’essayer parce que ça fait se sentir vivant.

 

 

Comment j’ose être moi-même

Il y a deux grandes choses qui m’ont aidée et qui m’aident encore à oser être moi-même un peu plus chaque jour.

 

D’abord, mon message. Je veux contribuer à transmettre une planète plus juste à ma fille et à tous nos enfants. Je veux contribuer à éveiller la conscience écologique des gens. Je veux contribuer à libérer l’énergie et la pleine puissance des femmes.

Et il n’y a rien de mieux à mes yeux que de savoir ce que je veux transmettre pour m’aider à garder le cap.

 

 

Ensuite apprendre. Me former en continu et me faire coacher m’a aidée et m’aide à trouver une source infinie de puissance et de créativité à l’intérieur de moi.

Je sais aller chercher mes ressources, avoir conscience de ma valeur en puisant dans la générosité, l’humilité, la gratitude et le désir de liberté qui m’animent.

 

 

Me faire accompagner m’aide à affiner mon intelligence, mon bon sens et renforcer mon mental.

 

Quel choix s'est offert à moi

Car, bien sûr, j’ai eu le choix en découvrant toutes ces possibilités.

 

Soit garder tout ça pour moi parce que c’était quand même un peu flippant d’ouvrir ma bouche, de me rendre visible, de prendre ma place, de prendre position et dire ce que j’avais à dire alors que tout a sûrement déjà été dit (?). Mais je me serais sentie égoïste.

 

Soit oser parce qu’en le faisant, je peux contribuer à aider les autres à en faire autant.

Je ne suis pas une super-woman. Je ne suis pas mieux ou moins bien qu’une autre. Je suis juste moi. En tout cas, je fais tout pour l’être :-)

 

 

C’est un mouvement perpétuel et un apprentissage continu.

 

 

Je serais ravie de pouvoir lire dans les commentaires comment tu vis ou comment tu as vécu ta reconversion :-)

 

 

Avec tout mon amour.

 

Aurore. 


Tu es naturopathe ou praticienne dans une démarche holistique avec les gens que tu accompagnes.

Tu as déjà des clients, une (idée de) cible

et tu ambitionnes de dépasser les 5000€ de CA par mois.

Mais tu n’entres pas dans une case…

Bienvenue au club :-)

Ce programme est pour toi!


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Commentaires: 1
  • #1

    Stéphanie (mardi, 30 juillet 2019 18:52)

    Hello Aurore.
    Merci pour ce partage plein d'authenticité. Lancée dans la reconversion depuis novembre je me reconnais dans tes mots. Il y a déjà la formation, puis les blessures qui s'activent et qui nécessitent une attention particulière, du développement personnel, et toutes les peurs, les doutes mais surtout il y a l'envie, la motivation, la persévérance pour continuer dans cette voie dont la formation se termine fin d'année.
    Merci pour tes mots parce qu'ils montrent à quel point nous ne sommes pas seules à vivre ces parcours et ils nous montrent aussi à quel point il faut rester ouvert aux opportunités et à notre intuition pour suivre le chemin qui nous conviendra le mieux et ce quelque soit notre personnalités et nos casseroles.